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Mer, Jui

Les Boni de Guyanne à leur arrivée en Côte d’Ivoire : ‘’c’est un rêve qui devient réalité’’

Tourisme
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Les 1ères Journées mémorielles internationales de la ‘’route de l’esclave’’ sont organisées par le ministère de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire du 21 au 26 avril 2019.


‘’C’est une joie pour nous d’être ici aujourd’hui. C’est un rêve qui devient réalité. C’est grâce à nos ancêtres que nous sommes là’’.  Ces mots sont d’Adam Lenaïck, député et porte-parole de la délégation du peuple Boni de Guyanne, prononcés dans le royaume de Krindjabo (Aboisso), lundi dernier, dans le cadre des 1ères Journées mémorielles internationale de la ‘’route de l’esclave’’ en Côte d’Ivoire. Cette délégation a été reçue par les autorités politiques notamment Aka Aouélé, président du Conseil régional du Sud-comoé et traditionnelles sous l’autorité de Nanan Amon N’douffou V, Roi des Sanwis de Krindjabo.
Il est bon de rappeler qu’avant les Boni, l’artiste international américain, Michael Jackson (1992) et le Révérend Jesse Jackson (2009) dont les ascendants sont d’origine ivoirienne, ont aussi séjourné en Côte d’Ivoire, notamment dans ce royaume.

Les 1ères Journées mémorielles internationales qui se tiennent du 21 au 26 avril 2019, s’inscrivent dans le cadre du programme de l’Unesco dénommé la ‘’route de l’esclave’’ lancé en 1994 à Ouiddah (Bénin), pour dit-on, mettre fin au silence autour de la traite négrière. Il s’agit, selon le gouvernement de la Côte d’Ivoire, de mener des actions qui visent à la conservation dans la mémoire collective des effets de la traite négrière et de l’esclavage pour l’inscrire dans l’esprit de tous et souhaiter la non reprise de ces pratiques qui ont déshumanisés des peuples tout en brisant leur élan.
Au cours de ces moments de retrouvailles, Maurice Kouakou Bandama, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, a promis de faire de Krindjabo, ‘’l’une des villes touristiques de la mémoire’’ car pour lui, le tourisme de la mémoire sur l’esclavage est un tourisme du souvenir et de la douleur’’.

Son collègue du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, s’est à son tour engagé à soutenir et à promouvoir le ‘’tourisme de la mémoire’’, se félicitant du retour de ces frères et sœurs sur ‘’la terre de leurs ancêtres’’.
Les 25 membres de la délégation des Boni de Guyanne ont été, par la suite, ‘’purifiés’’, dans la pure tradition Akan.

Les 1ères Journées mémorielles internationales de la ‘’route de l’esclave’’ sont organisées par le ministère de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire avec comme invité d’honneur : le peuple Boni de Guyanne. Cette délégation des Boni qui a déjà visité la ville historique de Grand-Bassam, visitera également Tiassalé où elle aura une rencontre avec les Boni de cette localité ; de Lahou-Kpanda, Jacqueville, Agboville sans oublier la stèle de la route de l’esclave.
Sur le programme figure aussi la visite, le mercredi 24 avril, de la ville, de la Basilique Notre Dame de la paix et de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix de Yamoussoukro. Avant leur retour en Guyanne, les Boni feront un tour, jeudi 25 avril, au Musée des Civilisations d’Abidjan. Une Conférence-bilan mettra fin à ce si enrichissant voyage au pays de leurs ancêtres.

Jean Michael