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Sam, Mar

Retrait de la Can 2021 à la Côte d’Ivoire/La Caf recadre la Fédération ivoirienne de Football

Football
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Par la ‘’sanction’’ infligée au Cameroun et à la Côte d’Ivoire, la Caf veut mettre le holà à ces Etats, abonnés à l’urgence plutôt qu’aux prévisions.


Le moins qu’on puisse dire est que la décision de retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de Football en 2021 à la Côte d’Ivoire, au profit du Cameroun, défaillant pour 2019, n’est pas du goût des autorités ivoiriennes et de la Fédération ivoirienne de Football. Si l’on s’en tient aux déclarations et autres communiqués, publiés ces temps-ci.
C’est à Accra (Ghana), le 30 novembre dernier, au cours d’une réunion extraordinaire, que le Comité exécutif de la Can a pris la décision de confier au Cameroun, l’organisation de la Can 2021, vu que les travaux de construction de stades pour l’organisation de la Can 2019, à lui confié, connaissent des ‘’retards considérables’’.

La réaction des autorités ivoiriennes ne s’est pas fait attendre ; ce, à travers le ministre des Sports, Danho Paulin, qui déclare : ‘’nous n’avons pas été, formellement saisis, en tant qu’Etat et puis l’argument qui est avancé tenterait de jeter l’opprobre sur la Côte d’Ivoire sur notre capacité à être prêt en 2021’’. Pour lui cette démarche manque  de ‘’courtoisie, de sérénité et d’objectivité’’.
Dans un communiqué en date du 05 décembre 2018, la Fif : ‘’dément formellement avoir été approchée ou consultée, depuis une quinzaine de jours, par la Caf, relativement à la décision récemment prise par le Comité exécutif de la Caf quant à l’organisation de la Can 2021 qui a été régulièrement attribuée à la Côte d’Ivoire à l’unanimité des membres du Comité exécutif, réunis à Addis-Abeba, en septembre 2014 et à l’issue d’un appel à candidature’’.

Accusés, les dirigeants de la Caf soutiennent que la Côte d’Ivoire ne sera pas prête avant 2021 et qu’ils ont utilisé ‘’divers canaux’’ pour informer les autorités ivoiriennes. Ce que ne dément pas le ministre ivoirien des Sports. Dans le cahier des charges en effet, pour l’organisation de cette 33è édition de la Can, la Côte d’Ivoire devait construire des infrastructures sportives, des équipements d’hébergement et de restauration à Korhogo, San Pedro, Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan. Danho Paulin avance que ‘’tous les marchés nécessaires ont été attribués. Les entreprises ont été désignées. Nous avons mobilisé 200 milliards Cfa. Les banques ont mis en place des lignes de financement et le travail a commencé’’. Sans plus.
Par cette décision qui mécontente certains Etats, qui à l’analyse, connaissent des retards dans l’exécution des travaux infrastructurels annoncés, la Caf veut mettre le holà à ces Etats, abonnés à l’urgence plutôt qu’aux prévisions. Beaucoup se rappellent qu’à la Can 2017 au Gabon, les travaux se poursuivaient pendant la compétition avec des pelouses qui ressemblaient plus à des champs de patates.

Jean Michael