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Jeu, Mar

Enseignement primaire public/La grève largement suivie à Abidjan et à l’intérieur du pays

salle de classe (photo d'archives)

Société
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Annoncée le 2 novembre 2016, au cours d’une assemblée générale de l’intersyndicale de l’enseignement primaire et public de Côte d’Ivoire (Isepp-Ci), regroupant en son sein 14 syndicats sur les 18 que compte le primaire public, la grève des enseignants du primaire, prévue du 7 au 11 novembre a été suivie à la lettre.

Les enseignants réclament entre autre, le paiement intégral des arriérés des indemnités de logement et de la bonification indiciaire, le retrait de l’arrêté N° 0066 du 12 août 2016 portant organisation de la semaine de travail dans l’enseignement primaire public qui institue mercredi désormais comme jour ouvré, le retrait de l’ordonnance relative à la réforme de la pension de retraite, le respect des libertés syndicales, la revalorisation des indemnités des directeurs des écoles préscolaires et primaires.

Conformément au mode d’ordre de grève lancé, des écoles primaires et publiques de côte d’Ivoire sont restée fermées. Le constat est que de Daloa, à Issia, Vavoua, Zoukougbeu, en passant par Yamoussoukro, Gagnoa, Toumodi et Dimbokro, la grève a été largement suivie. Et, comme une contagion, les fonctionnaires de Côte d’Ivoire sont entrés en lice le 8 novembre dernier, paralysant ainsi des services publics à Abidjan tout comme à l’intérieur du pays, selon certaines sources. Et, comme du fil à retordre, les ministres Pascal Abinan, de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration et Kandia Camara, de l’éducation nationale, au nom du gouvernement ivoirien annoncent des mesures draconiennes pour affliger des sanctions disciplinaires aux fonctionnaires et agents de l’Etat grévistes. Cette décision va-t-elle fait plier l’échine aux syndicalistes ?

  DMENSK