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Dim, Mar

Société

Nous devons nous engager pour que les enfants d'aujourd'hui où qu'ils vivent, soient l'avenir de l'humanité et de la côte d'Ivoire. L’état de réalisation des droits de l'enfant en Côte d'Ivoire a été au centre d’un atelier.


 À l'initiative du Réseau des Parlementaires ivoiriens sans Frontières pour les Droits des enfants, élus et enfants se sont réunis en atelier le jeudi 13 février dernier, à l'Assemblée nationale, pour faire le diagnostic sur la situation des enfants en Côte d'Ivoire. Cet atelier présidé par Amadou Soumahoro, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et parrainé par la Première Dame du pays, Dominique Ouattara, avait pour thème : "l'État de réalisation des droits de l'enfant en Côte d'Ivoire, 29 ans après la ratification de la Convention internationale relative aux Droits des enfants (Cide). "Les parlementaires ne peuvent être en reste dans la lutte pour les droits des enfants" d'où la nécessité pour eux d'organiser ledit atelier, afin de faire le bilan de la Cide et envisager les perspectives.  "Nous sommes plus que jamais engagés dans ce noble combat pour redonner vie à nos enfants et pour assurer un meilleur avenir pour tous les enfants de Côte d'Ivoire" a soutenu Fofana Mondeny, présidente du réseau. Pour sa part, la ministre de la Famille, de la Femme et de l'Enfant, Mme Ly Ramata Bakayoko, a assuré l'engagement de l'Etat, à continuer à faire en sorte que tous les enfants du pays jouissent de leurs droits.

" Les progrès sont accomplis pour que tous les enfants qui vivent sur le territoire ivoirien, quelle que soit leur situation personnelle, aient la possibilité de jouir pleinement de leur droit, de vivre leur enfance, en toute dignité. En élevant l'enfant, nous nous élevons. Nous devons nous engager pour que les enfants d'aujourd'hui où qu'ils vivent, soient l'avenir de l'humanité et de la côte d'Ivoire". Poursuivant, elle a invité les députés à être les porte-voix auprès des populations de leurs circonscriptions, en partageant avec eux "la substance des interventions et en les faisant adhérer à la vison du Président Alassane Ouattara et de la première dame. Celle d'assurer un mieux-être et un environnement protecteur aux enfants. Pour sa part, Lanciné Koné, vice-président de l'Assemblée nationale, a au nom du Président de l'institution, indiqué que "l'application de la convention, 30 ans après son adoption, ne devrait plus donner lieu à discussion. À l'en croire, "les valeurs de liberté, d'égalité et de solidarité doivent d'abord s'appliquer aux enfants parce qu'ils sont les plus vulnérables" a-t-il justifié.

Touré Kissignan Pierre, président de la Coalition des Organisations et Associations d'enfants de Côte d'Ivoire, bénéficiaire des actions de l'organisation non gouvernementale Save the Children, a plaidé pour ses amis : " continuez à penser aux 86,5% d'enfants victimes de violence chaque jour. À nos petites sœurs violées. Et à ceux qui sont exposés aux pires formes de travail des enfants. Nous voulons aussi contribuer au développement de notre pays. Nous sentir en sécurité et protégé " a-t-il souhaité. Madame Koko Patricia Sylvie épouse Yao, Directrice de cabinet de la première Dame, Madame Dominique Ouattara, s’est appesantie, quant à elle, sur les actions menées par le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants lors de ce panel. Elle a indiqué, en effet, que selon les chiffres de l’organisation internationale du travail, en 2014, ce sont 1,4 millions d’enfants qui étaient exploitées en Côte d’Ivoire. Face à l’ampleur du phénomène, le gouvernement ivoirien a pris des mesures vigoureuses pour y mettre fin. Notamment la scolarisation des enfants et la formation des adolescents à un métier, la construction de centre d’accueil à Bouaké, Ferkessédougou et Soubré pour la prise en charge des enfants en détresse etc.

Awa Tee