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Mar, Mar

Société

Le Directeur général de l’Office national de l’eau potable (Onep) a annoncé 291 milliards Cfa d’investissement par le gouvernement ivoirien, pour améliorer l’accès à l’eau potable.


La récurrence des problèmes d’accès à l’eau potable, n’est plus à démontrer en Côte d’Ivoire ; surtout à Abidjan, la capitale économique d’environ 05 millions d’habitants ; tellement les plaintes quotidiennes sont fréquentes. Certains habitants sont obligés de veiller pour espérer avoir tard dans la nuit, de l’eau pour le ménage. Il y a quelques jours de cela, Mamadou Koulibaly, ancien Président de l’Assemblée nationale ivoirienne et maire de la ville d’Azaguié (sud d’Abidjan), se plaignait que ses administrés ont passé plusieurs jours, privés d’eau. Avant Azaguié, c’était la ville de Bouaké (centre du pays), dont les populations ont été privées d’eau pendant plusieurs semaines. En outre, les coupures intempestives de l’eau sont monnaie courante dans de nombreuses communes abidjanaises et aux alentours. Pourtant, Laurent Tchagba, ministre ivoirien de l’hydraulique, a affirmé lors du ‘’Rendez-vous des Rédactions de Fraternité Matin’’ que le taux actuel d’accès à l’eau potable est plus de 80% et dit avoir identifié ‘’les facteurs limitant l’accès à l’eau potable’’, pris en compte, selon lui, dans le Plan national de développement 2016-2020. Il s’agit du coût des raccordements, du nombre limité des branchements sociaux, de la faiblesse du revenu de certains ménages. Rappelons que le coût moyen de raccordement est de 170 000 francs cfa pour les zones urbaines et périurbaines. Au niveau des zones rurales, il est de 80 000 francs cfa.

A ces facteurs s’ajoute, au dire de Laurent Tchagba, le manque de volonté de certaines communautés de s’approvisionner à la source. Pour y remédier, le Directeur général de l’Office national de l’eau potable (Onep) Ibrahima Berthé, a annoncé 291 milliards d’investissement par le gouvernement ivoirien pour améliorer l’accès à l’eau potable. L’objectif étant d’augmenter le taux de desserte en potable à 95% en 2020. Pour ce faire, des infrastructures devront être réalisées au profit des zones qui sont les moins desservies. D’ici 2030, il devrait plus exister de ménage en Côte d’Ivoire qui doit souffrir pour avoir de l’eau potable, selon le programme gouvernemental. Ce qui va nécessiter la mobilisation de plus de 1000 milliards Fcfa. En ce qui concerne Bouaké et les villes environnantes, Laurent Tchabga a déclaré à cette tribune du journal pro-gouvernemental que l’État de Côte d’Ivoire a pris des dispositions ‘’urgentes’’, pour réaliser de gros investissements. Ce qui permettra d’acheminer de l’eau depuis Béoumi, pour renflouer le lac de Kossou. Ainsi le cas de Bouaké et ses envions sera définitivement réglé, selon le ministre Tchagba. 

                                                                                                    Franck TAGOUYA