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Mer, Fév

Société

Les premières fouilles à bord ont permis de retrouver des résidus de stupéfiants dans certains compartiments du navire.


Le lundi 03 février dernier, les marins ivoiriens avaient intercepté une embarcation transportant plus de 400 kg de cocaïne au large d’Abidjan, sans le bateau livreur de cette denrée prisée des trafiquants de tout acabit, qui circulent aux larges des côtes ouest-africaines. Trois jours durant, les gens de mers de la Côte d’Ivoire ont passé au peigne fin les eaux territoriales pour tenter de retrouver le navire des trafiquants. Les efforts ont fini par payer. Le jeu de cache-cache a pris fin à environ 41 km des côtes, au large de San-Pedro. Il s’agit d’un voilier espagnol qui continuait d’errer dans les eaux sous juridiction ivoirienne, après avoir livré sa cargaison à ses complices, arrêtés quelques jours plus tôt en Côte d’Ivoire.


Grâce à un monitoring mené par les centres opérationnels de la Marine nationale et les renseignements livrés par ses partenaires extérieurs, ce bateau voilier a pu être tracé dans ses manœuvres. Pris en chasse et intercepté, il a été dérouté au port de San Pedro, mercredi 05 février. Les premières fouilles à bord ont permis de retrouver des résidus de stupéfiants dans certains compartiments du navire. Le dossier est, depuis lors, transmis à la gendarmerie nationale ivoirienne et aux services compétents qui ont été instruits par le Procureur de la République aux fins de mener les investigations pour faire ‘’toute la lumière’’ sur ce trafic de drogue afin de décourager d’éventuels contrevenants.Une belle opération qui devrait rassurer, un peu plus, les  Ivoiriens quant à la capacité de la Marine nationale à surveiller les eaux sous juridiction ivoirienne et à mettre hors d’état de nuire, ces innombrables trafiquants qui pullulent dans ces eaux sans autorisation préalable. Grâce à ses patrouilleurs côtiers, la composante navale des Forces armées ivoiriennes entend nettoyer de ses côtes tous ces fossoyeurs de l’économie de la Région. La montée en puissance qui se poursuit, à en croire les responsables de la Marine ivoirienne, lui permettra, sans nul doute, de mener des actions beaucoup plus loin des côtes grâce à l’acquisition de bâtiments de plus gros tonnage et rayon d’action.

Clémentine Touré
Source : sercom marine nationale