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Jeu, Fév

Société

Le nombre d’écoles fermées s’élève à plus de 3300 au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), plaide pour la situation des enfants au sahel, estimés à

près de cinq millions contre 4,3 millions en 2019. Pour l’Unicef, ils ont besoin d’une aide humanitaire au cours de l’année 2020 au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ce plaidoyer, intitulé « Une note de plaidoyer pour la région du sahel central », est disponible sur son site internet.
Dans ce document, l’Unicef présente un besoin de financement urgent, évalué à 207 888 528 dollars us.

Cette somme permettra, estime-t-elle, de combler les besoins humanitaires des enfants dans ces trois pays d’Afrique de l’ouest, en renforçant les liens entre les programmes humanitaires et de développement. Ces besoins humanitaires concernent, selon l’organisation, les services essentiels de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement, de protection de l’enfance, de nutrition et d’éducation aux enfants les plus vulnérables. Et permettra également d’assister tous les survivants d’abus sexuels et de violence de manière rapide et appropriée.

Aussi, l’Unicef souhaite-t-elle que les gouvernements et les forces de sécurité n’utilisent la détention des enfants qu’en dernier recours « et uniquement dans le respect des standards internationaux en matière de justice juvénile ». Cet organe spécialisé de l’Onu qui attache un prix à la protection de l’éducation et le respect de la Déclaration sur la sécurité, souhaite que les Etats et les parties en fasse autant. Au niveau des services sociaux, les gouvernements doivent maintenir au moins, à défaut, renforcer leurs engagements nationaux en ce qui concerne le budget qui y est affecté. Ils sont invités par ailleurs à investir dans des solutions pérennes afin de prévenir et traiter la malnutrition, notamment en favorisant la disponibilité, l’accès et l’utilisation d’aliments nutritifs sûrs, abordables et durables. L’Unicef rappelle qu’il est un devoir pour toutes les parties au conflit, conformément au Droit international humanitaire, « de protéger les structures médicales et éducatives ainsi que leur personnel, et de faciliter l’accès aux services sociaux et l’acheminement de l’aide humanitaire ».
 
Selon l’organisation spécialisée de l’Onu, en charge des enfants, des efforts renouvelés, accrus et concertés doivent être déployés, si on veut endiguer les violences actuelles et les empêcher de gagner les pays voisins. Elle déplore l’aggravation de la situation dans la poursuite des attaques et des enlèvements ainsi que le recrutement forcé par des groupes armés dans le sahel. Les chiffres publiés sur la situation des enfants au Mali, au Burkina Faso et au Niger en particulier, relatifs à l’infanticide, à leur mutilation et l’abus sexuel, sont alarmants. « Plus de 670 000 garçons et filles ont été forcés de quitter leurs domiciles depuis le début de l’année 2019. Fin septembre, 571 cas de violences graves à l'encontre des enfants ont été recensés au Mali. En 2017, il y avait encore 386 infractions ». De plus, le nombre d’écoles fermées s’élève à plus de 3300 écoles dans les trois États du Sahel. Conséquence : « plus de 8 millions d’enfants âgés de 6 à 14 ans » ; soit 55% des enfants de cette tranche, ne sont pas scolarisés dans ces pays du sahel. Ce qui assombrit non seulement l’avenir de ces enfants, mais également des pays de la région.

Franck TAGOUYA