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Mer, Fév

Société

Les premières investigations menées, il ressort que la victime avait le ventre ballonné, les deux membres supérieurs fracturés et des marques d’étranglement au cou.

La jeunesse communale de Dimbokro, capitale de la Région du N’zi (centre-est du pays, à 242 km d’Abidjan), s’est réveillée lundi 3 février dernier, dans la stupéfaction et la tristesse. Le président de la jeunesse du quartier Cité Sogefiha, Houssou N’dri Raymond, la trentaine passée, éleveur de son état, a été retrouvé sans vie, à l’entrée de sa maison à Ahougnansou nouveau quartier, situé avant le cimetière municipal, en venant de Toumodi.

La découverte macabre a été faite par l’une de ses amies. Selon des témoignages recueillis, c’est aux environs de 7 heures du matin que K.A s’est rendue à son domicile et a fait cette découverte. Aussitôt, elle a alerté les populations environnantes qui à leur tour ont informé les forces de l’ordre. Les premières investigations menées, il ressort que la victime avait le ventre ballonné, les deux membres supérieurs fracturés et des marques d’étranglement au cou. Non loin de son corps étendu, dans la broussaille, de nombreux pas d’hommes par terre et des herbes écrasées çà et là, révèlent, selon les spécialistes, une éventuelle lutte acharnée entre la victime et ses bourreaux     avant que ceux-ci n’aient raison de lui. Ce qui accrédite, selon eux, la thèse d’un crime crapuleux.

Se serait-il battu contre des individus qui l’auraient attaqué nuitamment avant que ceux-ci prennent le dessus? Et pour quelles raisons ? Pourquoi a-t-il été retrouvé nu et le ventre ballonné ? Autant de questions que les dimbokrofouè se posent sur ce crime crapuleux qui endeuille la jeunesse de cette cité paisible. Curieusement et en attendant la fin des enquêtes policières, rien n’a été emporté. Sa moto, son kit d’énergie solaire, la volaille et autres effets personnels n’ont pas été emportés. Ce jeune homme, aux dires des uns et des autres, était sans histoire. La veille de sa mort, il a passé la soirée comme d’habitude en compagnie de ses amis à la Cité Sogefiha où se trouve la cour familiale et est rentré à son domicile situé à cinq minutes de route à moto. L’enquête menée par la police permettra certainement d’élucider les causes profondes de cette mort inattendue.

Rappelons qu’en juillet 2019, le corps sans vie d'un homme non identifié a été repêché dans le N’zi. Début août de la même année, le premier notable du chef du village krokokro, faisant office de chef-résident, a trouvé la mort alors qu'il faisait du footing. Plus étonnant encore, la mort brutale d'un employé au Chr de la ville. Il a perdu la vie après avoir consommé une sucrerie. La peur gagne les cœurs et il revient aux autorités compétentes de rassurer les populations sur ces morts ‘’suspectes’’.

E ZOUHOMAN