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Mer, Fév

Général vagondo diomandé

Société

Beugré Djoman Mathias, préfet de la Région de la Marahoué, préfet de Bouaflé, après avoir été informé de la situation, a effectué le déplacement pour faire baisser la tension.

La ville de Bouaflé, localité située au centre-ouest de la Côte d'Ivoire, à 60 km de Yamoussoukro (240 km d’Abidjan), était sous tension le lundi 27 janvier 2020. Une crise a éclaté entre les villages de Garango et Adaykro. Les deux villages se sont livrés à des scènes de violence, pour cause de désaccord portant sur la propriété d'un site. Bilan : 24 blessés et d'importants dégâts matériels.

Le terrain, objet du litige entre les deux villages, sert d'aire de jeu à la jeunesse de Garango, selon l'Agence ivoirienne de presse (Aip). Au dire du porte-parole du chef de village de Garango "les jeunes de ce village ont été informés que "les populations d’Adaykro veulent construire leur école primaire sur ce site alors que Garango l’a réservé pour son collège".

L'annonce n'a pas été du goût des villageois de Garango. "Le chef de Lopouafla, propriétaire terrien, nous a donné une place parce qu’il y a eu une délimitation entre nous et Garango. Et la place où nous voulons construire l’école est vers nous. Les gens de Garango qui se disent être propriétaires de ce terrain depuis le temps colonial se sont opposés", a confié Konan Kouassi Emmanuel, le chef adjoint d'Adaykro à l'Aip.
Beugré Djoman Mathias, préfet de la Région de la Marahoué, préfet de Bouaflé, après avoir été informé de la situation, a effectué le déplacement pour faire baisser la tension.
Il a saisi cette opportunité pour inviter les populations afin qu’elles évitent de se faire justice, car "la Côte d'Ivoire est un pays organisé". Avant de leur demander de saisir les autorités compétentes en cas de problème et de faire fi de la violence.

Awa Tee