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Jeu, Fév

Société

Yopougon a enregistré environ 3000 accidents de circulation pour l'année 2019 selon le Groupe des Sapeurs-pompiers militaires (Gspm) ; ce qui équivaut à 10 accidents par jour.

Au Km 17, route de Dabou, au 2è jour de la grève des transporteurs à Yopougon, plusieurs cars venant ou allant à Dabou sont stationnés à la gare. Une foule immense massée au bord de la route, à 9 heures, où nous y sommes arrivés. Des jeunes ont déposé des morceaux de bois sur la voie principale, pour forcer les cars à marquer un arrêt. Puis ils demandent aux occupants de descendre, sous la menace, des morceaux de cailloux en mains. Si les occupants veulent résister, ces individus menacent de casser le car. Dans notre car, il a fallu qu'un des passagers parlementent avec eux en usant de diplomatie pour qu'ils puissent laisser passer le car, contre un billet de 2000 francs Cfa. Arrivés au marché Bagnon, il y avait une patrouille de brigade de sécurité de la gendarmerie. Le conducteur a signalé ce fait aux gendarmes qui ont promis y faire un tour.
 
L’arrêt de travail de quarante-huit heures qu’observent les transporteurs de la commune de Yopougon, mécontents des agents de la police municipale avec des verbalisations exagérées, a perturbé le déplacement des personnes sur le tronçon Dabou-Abidja, ce mardi 14 janvier 2020. Les minicars, communément appelés gbakas, qui assuraient en grande partie le déplacement des personnes et des biens sur ledit tronçon, n’étaient pas visibles. C’est seulement les cars desservant la ligne Adjamé-Dabou qui circulaient. Déjà au niveau de Songon-Agban il y avait plusieurs personnes arrêtées au bord de la route, qui espéraient trouver de la place, voire juste s’arrêter, dans les cars qui viennent de Dabou. Entre Songon-Agban et le carrefour de Jacqueville, un tricycle a été observé transportant des élèves qui certainement se rendaient au Lycée moderne de Songon. Au niveau des carrefours de Bimpresso et de l’institut pasteur, c’est le même tableau. La différence à ces carrefours, c’est le nombre impressionnant de personnes qui font leur trajet à pieds, soit parce que las de ne pas pouvoir trouver de place dans les cars de Dabou, ou trouvent inacceptable le coût du transport. Les cars de Dabou n’acceptaient que le tarif de cinq cents Fcfa, peu importe la distance. Les femmes qui allaient faire leurs marchés, ont dû payer mille francs en aller et retour, là où elles ne payaient que deux cents francs cfa.

Mais parmi les apprentis, il y a certains qui sont remplis d’humanisme. C’est le cas de A. Koné qui a accepté de transporter des élèves au tarif normal. C’est pour lui la meilleure manière d’encourager ces futurs dirigeants à poursuivre leurs études. Mais pour les adultes, le tarif est indiscutable. Certains voyageurs ne s’imaginent pas rééditer ces mésaventures les jours à venir. Dans la commune de Yopougon, le transport était pratiquement inexistant ce mardi 14 janvier 2020. Ces transporteurs sont mécontents de la "traque" contre eux par la police municipale qui leur colle une amende allant jusqu’à 25 000 FCFA en cas de défaillance comme le manque de phares, d’antennes ou de pare-brise, au risque d'être jetés en fourrière. Quant à la police municipale, depuis le début du mois de janvier, elle fait des patrouilles pour exiger plutôt aux transporteurs de mettre à jour leurs document officiels auprès de la mairie. Seuls les taxi-compteurs étaient visibles. Une situation qui a pénalisé de nombreux travailleurs qui avaient du mal à se rendre sur leurs lieux de travail. Certains ont préféré retourner à la maison quand d’autres ont décidé de prendre un taxi à plusieurs ou de faire le trajet à pieds. Vivement qu’une solution soit trouvée !

De source proche de la mairie, le 1er magistrat de cette commune a pris un arrêté portant règlement de police en matière d'usage des voies routières. Cet arrêté fixe les montants des contraventions sur les mauvaises conduites automobiles. Ce, en vertu du décret 2016-864 du 3 novembre 2016, fixant les amendes de 10 000 à 360 000 Cfa, assortie de peine de prison de dix jours à 02 mois sur les contraventions de 3 ème classe (Article 256 du décret 2016-864). Il ne s'agit donc ni de taxe ni d'impôts mais d'amendes sur les infractions, rappelle-t-on. Ces mesures ont pour effet, selon des collaborateurs du maire Kafana Koné, d'être dissuasives afin de ‘’mettre fin au désordre urbain qui règne dans la commune’’. On rappelle que Yopougon a enregistré environ 3000 accidents de circulation pour l'année 2019 selon le Groupe des Sapeurs-pompiers militaires (Gspm) ; ce qui équivaut à 10 accidents par jour. En outre, les embouteillages dans la commune étouffent toutes les activités socio-économiques. A la mairie de Yopougon, on informe que ces mesures ne concernent pas uniquement le monde des transports. ‘’L'interdiction d'uriner dans la rue, et le déversement de boue de vidange dans les caniveaux ne concerne pas uniquement les transporteurs. Ils ne sont pas spécifiquement visé par les mesures de lutte contre le désordre urbain "
 

                                                                                                      Franck  Tagouya