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Ven, Jan

Société

On a compris qu'il y avait aussi des adultes qui en étaient victimes.


Expertise France et l'Union Européenne à travers le projet d'appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée, veulent soutenir les autorités et la société civile des 6 pays du Golfe de Guinée (Côte d'Ivoire, Guinée, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) sur différents aspects de la lutte contre la traite des êtres humains. Notamment la consolidation des capacités institutionnelles et opérationnelles, l'application des lois, la protection des victimes et la coopération régionale.
Le lancement de ce projet cofinancé par l'Union Européenne, le ministère de l'économie et des finances et le ministère de l'Europe et des affaires étrangères a eu lieu ce vendredi 21 décembre 2019, à la maison de l'entreprise à Abidjan/plateau. Financé à hauteur de 18 millions d'euros ; soit environ 12 milliards Cfa il est mis en œuvre par Expertise France et cours sur la période 2019-2023.

Selon Modeste Krah, chargé du projet national, l'initiative s'inscrit dans une démarche de continuité et de renforcement des acquis. "L'idée n'est pas de créer quelque chose de nouveau, mais de partir sur ce qui existe, sur ce qui est fait et de voir comment le renforcer. Il s'agit de ce fait, de mettre en contribution les acteurs nationaux locaux, le Comité national de lutte contre la traite des personnes (Cnltp), et l'ensemble de tous les démembrements de la chaîne pour pouvoir parler d'une même voix et se concentrer sur l'objectif" a-t-il expliqué.
Quant à Alessandro Rabiossi, Directeur  Régional du Projet contre la Traite des personnes, il a indiqué que ce phénomène qui a des conséquences au niveau sociale, économique, sécuritaire, individuel... était au départ axé sur la protection des mineurs. "On a commencé d'abord par protéger les mineurs mais, en protégeant les mineurs, on a compris qu'il y avait aussi des adultes qui en étaient victimes" a-t-il justifié. Avant d'appeler toutes les parties prenantes à multiplier les efforts dans la lutte.
Renforcement des institutions, mise en place d’une ligne verte pour faciliter la dénonciation des cas, faciliter la détection des victimes et un système harmonisé de collecte de données, formations, renforcement des services d'assistance aux victimes, mise en place d'un centre gouvernemental de prise en charge des victimes, financement de projet de la société civile pour la prévention et l'assistance aux victimes, sont, entre autres, les actions envisageables.
 

Awa Tee