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Mar, Mar

Société

 Bakayoko-Ly Ramata prouve qu'une femme peut accéder aux plus hautes distinctions de l'université et du gouvernement par sa compétence et son sens du service.


Après Abdou Diouf, ancien président du Sénégal et de la Francophonie, Bakayoko-Ly Ramata, ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a été distinguée le 13 décembre dernier, dans la capitale française. À travers cette distinction au grade de Docteur Honoris Causa par les académiciens de l'université de Franche-com, institution veille de six siècles, l'universitaire vient d'honorer l'Afrique et particulièrement la Côte d'Ivoire. "Les valeurs qui m'animent, et que je reconnais à travers l'engagement et le parcours de Mme le professeur Bakayoko-Ly Ramata : femme humaniste, engagée dans l'égalité entre les femmes et les hommes, dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l'éducation, l'avenir des jeunes, la culture.'' a témoigné le professeur Jacques Bahi, Président de l'Université.Propos renforcés par la marraine de la récipiendaire, le professeur Macha Woronoff-Lemsi, vice-présidente du Conseil d'Administration de l'université  Franche-Comté " Tous, nous connaissons l'importance de ses parcours professionnels exemplaires pour encourager de jeunes femmes à s'engager dans des études longues, dans des cursus exigeants''.

"Nous sommes très honorés de sa présence parmi nous, prouvant qu'une femme peut accéder aux plus hautes distinctions de l'université et du gouvernement par sa compétence et son sens du service.'' a-t-elle ajouté. Pour sa part, le Recteur de la région académique Bourgogne-Franche Comté, le professeur Jean-François Chanet, s'est exprimé en ces termes : "Vous êtes, Mme la ministre, de celles qui ont donné et qui donnent aux femmes d'Afrique des raisons nouvelles et fortes de se sentir chez elles, à leur place." Émue face à tous ces témoignages, la récipiendaire a souligné le grand honneur qui lui est fait, en rappelant que '' l’éclosion des valeurs que "nous" avons en partage dans l’espace francophone, notamment l’éducation, la formation, la recherche, la diversité culturelle et linguistique, le genre, les droits de l’homme, la paix, l’avenir des jeunes, la culture, l’égalité entre l’homme et la femme, la violence faite aux femmes a été, sans aucun doute, déterminante pour sa cooptation."

"En nous décernant le grade de Docteur Honoris causa, l’Université de Franche-Comté a reconnu, d’une certaine façon, la qualité du travail accompli par les dirigeants de notre pays. C’est cet environnement qui a rendu possible et tangible le résultat des efforts que nous avons déployés tout au long de notre carrière professionnelle. C’est pourquoi, il nous plaît de témoigner notre gratitude à la prestigieuse université de Franche-Comté, à son président et à toute son équipe pour leur heureuse initiative qui, par-delà notre personne, honore notre pays, ses plus hautes autorités, la communauté universitaire nationale », a indiqué la ministre. La cérémonie a eu lieu au conservatoire de la cité des arts devant un parterre d'une centaine de personnes constitué d'académiciens, de parents et amis de la ministre.
Rappelons que quelques jours avant cette consécration, le Cames, a, à l'unanimité, baptisé le premier prix des communications orales du programme thématique de santé, du nom du Professeur Bakayoko-Ly Ramata.
Créé en 1918, le titre honorifique de Docteur Honoris Causa est considéré comme l’une des plus prestigieuses distinctions décernées par les établissements français d’enseignement supérieur et de recherche. Il permet à une université de souligner l’œuvre d’une personnalité étrangère éminente ou son implication dans une communauté.

Awa Tee