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Jeu, Déc

Société

La responsable des programmes de ‘’Onu Femmes’’  déplore que la Côte d’Ivoire, qui se veut la locomotive de la sous-région, ne consacre que 0,1% de la loi de finance au ministère en charge de la femme.


Dans le cadre de la conférence mensuelle des Directeurs et chefs de service de Yamoussoukro, présidée, les 1ers mardi du mois, par Brou Kouamé, Préfet de la Région des Lacs, préfet de Yamoussoukro, ces responsables locaux de l’administration publique ont eu droit à une conférence prononcée par Mme Oka Balima, responsable des programmes de ‘’Onu Femmes’’. Sur le thème : ‘’leadership féminin et autonomisation des femmes’’.
Pour la conférencière, il s’agit, de nos jours, de parvenir à une complémentarité homme-femme voir à une égalité de chance du couple pour le développement de la société. Ce, en combattant les préjugés et autres aspects négatifs des coutumes et des mentalités.

La responsable des programmes de ‘’ Onu Femmes ’’ pense qu’il faut une pleine participation, différente de présence aux réunions ; à la vie civile, politique, économique et à l’exercice de ses droits, pour parvenir à une réelle autonomisation. Une autonomisation qui est, pour elle, loin de petites activités génératrices de revenus (Agr), trop souvent brandies comme solution à l’autonomisation de la femme.
Quant au leadership, Mme Oka Balima le définit comme la capacité à influencer et à fédérer un groupe pour atteindre un but commun, dans une relation de confiance mutuelle et de respect et pour une période déterminée (le leadership n’est pas éternel).

Quand elle affiche son leadership, selon Mme Oka, la femme est plus pratique, plus sociale, plus humaine et gère mieux les frustrations. En outre, elle est plus attachée à la réussite de l’organisme dans lequel elle travaille. Malheureusement, en Côte d’Ivoire, soutient la responsable des programmes de ‘’Onu Femmes’’, les femmes ‘’rêvent petit’’.
Elle déplore que ce pays qui se veut la locomotive de la sous-région ne consacre que 0,1% de la loi de finance au ministère en charge de la femme alors que ledit ministère doit adresser 50% des problèmes de la population.

C’est donc pour une vraie autonomisation et un leadership affirmé de la femme que ‘’Onu Femmes’’ apporte des appuis pour son épanouissement et son développement. Il s’agit, entre autre de l’appui au secteur agricole, notamment à la chaine de valeur (accompagnement pour l’accès au marché), des produits comme le karité, le manioc, le riz, l’anacarde… sans oublier la promotion de l’entrepreneuriat féminin et le programme d’incubation par le Centre féminin en entrepreneuriat, basé dans la commune d’Attécoubé (Abidjan).
C’est pourquoi, Mme Oka Balima plaide pour le changement de mentalité de tous (hommes comme femmes), car selon elle, ‘’aider les femmes à avancer, c’est aider le pays à progresser’’.

Un riche débat a été engagé par la suite et qui a permis à la conférencière de clarifier certaines notions qui ont du mal à passer dans l’opinion comme l’égalité des sexes, la parité ou alors cette impression qu’ont les Africains qu’ils doivent tout accepter de l’occident comme ‘’le droit des enfants’’, proclamé à cor et à cri (comme s’ils n’ont que des droits),  alors que selon le doyen Gbéhi, Secrétaire général de l’Association des communautés de Yamoussoukro, le Noir a connu le fer, le diamant…avant la colonisation.
Clôturant cette conférence le préfet de Yamoussoukro a invité ses collaborateurs à respecter ou à favoriser l’exécution des ‘’importantes’’ réformes entamées par le gouvernement ivoirien pour l’épanouissement de la femme ivoirienne. Il a également demandé aux femmes d’être à la pointe de ce combat-là et à avoir une claire conscience de leurs responsabilités, surtout pendant les élections, surtout locales où des femmes sont candidates.

Il faut signaler qu’à l’initiative du préfet de Région, préfet de Yamoussoukro, tous les Directeurs et chefs de service de la cité des Lacs doivent faire du sport. Ainsi, tous les mardis et les jeudis, de 16h30 à 18h, tous, se retrouvent pour faire du sport. Et chaque trimestre, une grande marche sportive est organisée dans la ville.
Au cours des rencontres mensuelles, chaque Directeur ou chef de service fait un exposé sur son service pour que les autres collègues soient mieux informés des attributions et autres domaines de compétence de l’exposant du jour, sans oublier les difficultés rencontrées au quotidien. Ce qui permet à l’Autorité de faire face ou de prévenir le gouvernement afin qu’une solution soit trouvée pour le bien-être des populations ivoiriennes.

Jean Michael