Sidebar

23
Ven, Aoû

Cybercriminalité/Les trois communes de Côte d’Ivoire les plus touchées

Société
Typographie

91,8% des cyber délinquants, en 2018, sont constitués de jeunes âgés, en moyenne de 24 ans ; quand le plus jeune interpellé a, lui, 19 ans.


Faisant le bilan 2018, de ses activités, la Plateforme de Lutte contre la Cyber Criminalité (Plcc), publié sur la page Facebook du Préfet d’Abidjan, a donné des chiffres qui en disent long sur le phénomène qui gagnent de plus en plus les jeunes en Côte d’Ivoire.
On retient que 2860 arnaques ont été rapportées par les services de sécurité ivoirienne dont près de la moitié sont des affaires résolues et les arnaqueurs démasqués, apprend-on ; causant un préjudice d’environ 06 milliards de Fcfa (5.595.075.998).

29,27% de ces victimes proviennent de la seule Commune de Cocody, 22,20% de Yopougon et 15,07% d’Abobo. Tout le reste de la Côte d’Ivoire en dehors d’Abidjan, ne représente qu’environ 03% des victimes. Ce qui fait de la capitale économique de la Côte d’Ivoire, la plaque tournante de la cyberarnaque en Côte d’Ivoire ; car, 93, 3% des victimes résident dans ce pays ; dont 90% à Abidjan. 56,33% des victimes sont des hommes, 40,00% des femmes et 03,25 % des entreprises. On note, en parcourant ce document, que la plus jeune victime est une fillette de 12 ans.
Quant aux Cyber délinquants, 91,8% sont constitués de jeunes hommes âgés en moyenne de 24 ans ; quand le plus jeune interpellé a, lui, 19 ans. 23,3% d'entre eux étaient des élèves ou étudiants en 2017. Ces arnaqueurs qui ‘’frappent’’ partout, font désormais irruption dans le domaine, ‘’réservé’’, de la foi et de la religion où ils se font passer pour des pasteurs ou Evêques pour extorquer de l’argent à d’honnêtes citoyens. Ils ont également investi dans ce que les Britanniques appellent le “sextortion”, qui est le chantage financier par détention de vidéos érotiques ou pornographiques.

Dans son émission du dimanche 26 mai 2019 sur RFI, Alain Foka et ses invités qui débattaient du thème ‘’impact du réseau social sur les Africains’’ dans son émission ‘’le débat africain’’, n’ont pas manqué de toucher du doigt, les dangers et les menaces des réseaux sociaux ; notamment les fake news (les fausses informations) dans un continent qui a un fort taux d’analphabétisme. Sans oublier les terroristes qui, par l’internet, ont trouvé un terreau fertile de recrutement des jeunes désœuvrés, sans emploi qui ne rêvent que de ‘’l’eldorado’’ européen.
Face à tous ces dangers de l’utilisation de l’internet, qui a tout de même démocratiser l’information pour qu’elle ne soit plus du seul fait des journalistes, de faire des affaires et de rapprocher plus, les familles virtuelles, les solutions pour le grand public, ne sont pas toujours à portée de main (fake news, recrutement des terroristes sur le net, la famille n’est l’unité sociale de base (on ne se parle plus qu’au téléphone) …).

Clémentine Touré