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Ven, Aoû

Des syndicats révendiquent/Le préfet de Dimbokro leur demande de ‘’faire confiance au gouvernement’’

Société
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Les syndicats souhaitent la création d’emplois pour freiner l’orpaillage et l’immigration clandestine.


La célébration du 1er mai, fête du travail à Dimbokro a été marquée par la complainte des travailleurs par l’entremise de trois centrales syndicales à savoir L’humanisme, l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (Ugtci) et la Fédération des syndicats autonomes de Côte d’Ivoire (Fesaci). Dans l’ensemble, ils ont plaidé pour la baisse des coûts de la vie des dimbokrofouê, jugée chère. « La cherté de la vie à Dimbokro est grandissante. Le nombre limité d’entreprises est source de chômage et de vulnérabilité pour les nombreux jeunes. A cela s’ajoute la situation des ex-employés de l’usine Utexi fermée. Les travailleurs sont donc livrés à eux-mêmes. Cette situation a favorisé l’immigration clandestine des jeunes et l’orpaillage clandestin qui sont devenus un véritable fléau humain et écologique avec son lot de drame » a déploré le secrétaire général de la  centrale Humanisme, Kramo Roméo.


Quant au Secrétaire général local de l’Ugtci, Kouadio Kossonou Emile ; il a appelé les responsables des sociétés locales à respecter l’application de la législation du travail : « Considérant que la lutte contre la vie chère initiée par le gouvernement n’a eu qu’un impact mitigé sur le terrain et que les ménages sont davantage confrontés au quotidien à d’énormes difficultés financières et matérielles, continuent d’attendre des actes concrets » s’est-il exprimé.
Pour le Secrétaire général de la Fesaci, Kouassi Kouamé Jules, les travailleurs sont tiraillés entre peur et angoisse. Par ailleurs, il a dénoncé le gel des comptes des fonctionnaires de Côte d’Ivoire, ce, pour la première fois dans l’histoire du pays. Il souhaite donc que l’Etat de Côte d’Ivoire prennent en compte les préoccupations des travailleurs » a-t-il souhaité. Le préfet de Dimbokro par intérim, Soro Sana, répondant aux préoccupations des travailleurs, les a invités à faire confiance au gouvernement et à son président Alassane Ouattara. Et surtout de ne pas compromettre les acquis qui ont permis, dit-il, au pays, de renouer avec la croissance.

E. ZOUHOMAN