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Dim, Jui

Santé maternelle et infantile/Trop de femmes continuent de mourir en donnant la vie !

Aka Aouélé a donné une feuille de route aus préfets

Société
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L’appui des autres acteurs autres que celui de la santé, est primordial pour appuyer le secteur de la santé à la prise en charge des urgences, soutient Jean Marie Vianny Yaméogo, Représentant de l’Oms en Côte d’Ivoire.


La Côte d’Ivoire a un taux de 614 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes ; là où la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, 2016-2030, recommande aux pays de réduire la mortalité maternelle à moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030.

La santé maternelle et infantile était au cœur du lancement officiel de la campagne nationale de promotion de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, édition 2019 ; vendredi, 05 avril 2019, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix de Yamoussoukro, par Aka Aouélé, ministre de la Santé publique.
Au regard du peu de résultats obtenus jusque-là pour faire baisser considérablement le taux de femmes qui meurent en donnant la vie, le ministère de la Santé opte pour une approche multisectorielle impliquant, en plus des professionnels de santé, les préfets, les leaders communautaires et religieux, les jeunes, les femmes, bref, la société civile.

19 préfets de Région et 08 secrétaires généraux de préfecture ont donc pris part à ce lancement.
Aka Aouélé demande à ceux-ci, d’assurer la présidence des comités de surveillance des décès maternels et infantiles qui seront mis en place, de suivre les rencontres régulières liées à la mise en œuvre du Plan opérationnel d’actions prioritaires (Oap), de mettre en place des comités de veille citoyen. Sans oublier d’impliquer les leaders communautaires et religieux dans la surveillance des décès maternels et infantiles.


‘’En initiant la rencontre du jour, nous voulons marquer notre volonté en faveur des échanges de proximité qui non seulement, rapprochent les acteurs mais aussi, permet une meilleure répartition des ressources pour contribuer efficacement à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en Côte d’Ivoire’’, a soutenu le ministre de la Santé. Lui qui estime que ‘’promouvoir la santé de la mère et de l’enfant revient à créer les conditions pour des interventions efficaces et efficientes des parties prenantes. Cela doit reposer sur des rencontres de coordination régulières et dynamiques, qui profitent au plus grand nombre d’acteurs.’’

Jean Marie Vianny Yaméogo, Représentant de l’Oms en Côte d’Ivoire, au nom des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé (Unfpa, Unicef…), semble sur la même longueur d’onde que le ministère de la santé. Pour lui, l’appui des autres acteurs autres que celui de la santé est primordial pour appuyer le secteur de la santé à la prise en charge des urgences. Il a, en outre, rassurer quant à la disponibilité des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé qui ‘’restent résolument engagés auprès du gouvernement pour renforcer la coordination de leurs appuis en vue de les rendre plus efficients de manière à partager la responsabilité des résultats’’.
Aka Aouélé a remis, à la fin de la cérémonie et après l’engagement solennel des jeunes et des femmes quant à leur implication dans cette lutte, leur feuille de route.

Jean Michael