Sidebar

21
Jeu, Mar

Violence, attaques et incendies des services publics, morts par bousculades/Ces trop nombreuses enquêtes toujours en cours

Tribunal de 1ère instance d'Abidjan-plateau (photo d'archives)

Société
Typographie

Une  bousculade au Plateau en 2013, a fait état d’une soixantaine de morts et de nombreux blessés ; dont de nombreux enfants et femmes.


Des enfants tués après avoir été vidés de leur sang, une altercation entre un Député et une policière à la tâche, conduit l’élu de la Nation à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), puis à sa relaxe, sans que l’on sache ce qu’il s’est vraiment passé. Un jeune homme meurt dans des conditions floues chez un député. On se perd en conjectures. La liste des enquêtes qu’on aurait dû ouvrir et celles, ouvertes, dont les résultats ne sont jamais connus est hélas ! trop longue en Côte d’Ivoire. La conséquence directe est la vengeance, les voies de fait et le fait que pour peu, des populations mécontentes s’en prennent de plus en plus au symbole de l’Etat, aux services publics. Impunément ! Et les élèves vont en congé quand et comme ils le veulent. Tout comme ce sont eux qui décident la date de la reprise des cours.

Bousculade et morts d’hommes au plateau
29 mars 2009 : Dix-neuf personnes ont trouvé la mort dans une bousculade au stade Houphouët-Boigny d'Abidjan, alors qu'elles assistaient au match de football Côte d'Ivoire-Malawi (5-0), comptant pour les qualifications du Mondial 2010. On y déplore 132 blessés. Un deuil national de trois jours décrété le lendemain. Le président Laurent Gbagbo a informé avoir appelé Raymond Tchimou, le Procureur du tribunal du Plateau d’Abidjan, aux fins d’ouvrir une enquête sur cette bousculade. Ladite enquête devra permettre, selon le président ivoirien, de déterminer les « causes de ce drame » et « rechercher les auteurs de ces faits ».  On attend toujours.

1er janvier 2013 : Une  bousculade au Plateau fait état d’une soixantaine de morts dont de nombreux enfants et femmes. Le drame s'est produit près de la police du 1er arrondissement du Plateau, à côté d'un chantier clôturé par des feuilles de tôle, suite à une bousculade de personnes qui retournaient chez eux après avoir assisté, jusqu'à l'aube, à un feu d'artifice géant à l'occasion du nouvel an et à l’invitation de Beugré Mambé, gouverneur du District d’Abidjan

13 mars 2016 : pour la première fois, la Côte d’Ivoire est frappée par un attentat terroriste. Au total, 38 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête. La grande majorité ont été interpellées en Côte d’Ivoire, mais également au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. D’où la satisfaction d’Ahmed Bakayoko, alors ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : « Nous avons identifié tous ceux qui étaient impliqués. Nous avons mis la main sur de très hauts responsables de l’attaque ». Mais celui qui avait été présenté comme le cerveau de l’attaque, Kounta Dallah, est toujours en fuite. A la veille du 2è anniversaire de cette attaque sordide qui a fait 19 morts, on en sait pas plus et les enquêtes sembles au point mort ; au grand dam de nombreuses victimes. 
 
Des ‘’microbes’’ qui attaquent et tuent impunément
30 mars 2016 : la commune d’Abobo est marquée par la furie de la bande armée appelée ‘’microbes’’ qui ont pris d’assaut, des points stratégiques du quartier défiant ainsi les forces de l’ordre. Les activités économiques sont arrêtées, les magasins ont baissé pavillon et les transports publics paralysés. Des affrontements ont lieu un peu partout dans la commune. Des barricades dressées par-ci par-là donnent l’allure d’un champ de bataille. Ils  règnent en maîtres absolus et s'attaquent à tout sur leur passage, armés de machettes et de gourdins. Les éléments des forces de l’ordre arrivés sur les lieux semblent impuissants face à cette guérilla urbaine de ces enfants en conflit avec la loi. Depuis plus de deux ans, ces microbes font la pluie et le beau temps dans toute la Côte d’Ivoire. Un jour, certainement, des enquêtes seront ouvertes pour savoir qui, ils sont et pourquoi ils tuent leurs parents.

11 novembre 2017 : Une bousculade au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan lors du match entre les éléphants de Côte d’Ivoire et les Lions de l’Atlas du Maroc, fait de nombreux supporters marocains blessés. Ils ont été évacués à l'hôpital.

Les violences électorales
Les élections législatives ont été reprises dans les circonscriptions de Kouibly commune et sous-préfecture et Divo commune du fait de la violence qui a conduit le Conseil constitutionnel à invalider les 1ers résultats. Depuis des dizaines d’années, il ne se passe pas d’élections même locales ; dont on dit que le taux de participation n’est pas élevé pourtant ; sans violence. Des individus déchirent des affiches des candidats, empêchent des communautés de voter, cassent des urnes, comme à Treichville en 2016, sans jamais être inquiétés.


Les attaques de gendarmeries et de commissariats
4 août 2017 : le commissariat de police d’Adzopé (sud de la Côte d’Ivoire) a été la cible d’une attaque, entre 3h et 4 du matin par une vingtaine d’assaillants armés de fusils AK 47, vêtus de treillis militaires des Forces armées ivoiriennes (Faci) et portant des cagoules. Aucun mort, ni blessé grave n’est à déplorer.  Mais ils auraient emportés des armes. Auparavant, les commissariats de Fresco (28 juillet 2017), Azaguié (22 juillet) et celui du 34ème arrondissement de police, situé à Abobo Baoulé (septembre 2017) et bien d’autres, depuis 2012, ont subi la furia de ce commando invisible. Les enquêtes sont toujours en cours avec des caméras installées dans tout Abidjan. Bruno Koné, porte-parole du gouvernement, avait annoncé 1 000 caméras à installer.

Jean Michael