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Ven, Mai

Trêve sociale/Les dissidents de la plateforme des syndicats des fonctionnaires maintiennent la grève du 5 avril

Abinan Pascal, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l'asministration (photo d'archives)

Société
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La trêve sociale n’engage que ceux qui participent aux travaux. La base n’a mandaté personne à cet effet. Sans le stock des arriérés, pas de trêve sociale, déclare Pacôme Attabi , de la Coordination des enseignants du second degré (Cesci)


Il est fort probable que la trêve sociale réclamée par le gouvernement Gon Coulibaly connaisse un blocage. La raison : 9 syndicats sortis de la Plateforme des syndicats des fonctionnaires, dorénavant regroupés au sein de la Coalition des syndicats pour le paiement du stock des arriérés, entament une grève « d’avertissement de 72 heures ». Le mot d’ordre de débrayage a été adopté par la base au cours d’une assemblée générale qui s’est tenue le samedi 1er avril 2017, à Yopougon Sideci dans une école primaire de la place. Les leaders de cette nouvelle faîtière n’ont pas manqué de mots pour sonner la mobilisation de leurs camarades. Ce, en vue de paralyser toutes les administrations publiques, rejetant ainsi l’appel à la trêve sociale engagée par le gouvernement ivoirien.

Expliquant les raisons de cet autre épisode, Alidjou Touré, lieutenant des Eaux et Forêts et Secrétaire général de la Coalition nationale des agents techniques des eaux et forêts (Cnatef) affirme : « Les syndicats qui sont en train de négocier avec le gouvernement pour la trêve sociale, demandent aux fonctionnaires d’attendre le 14 avril, avant tout débrayage. C’est une date piège ». Car, dit-il, «  les enseignants seront en congé. Et, le 3e trimestre qui a déjà commencé, prend fin le 26 mai. Une grève à un mois de la fin du 3e trimestre, ne pourra rien donner. Chez les Eaux et Forêts, les gens ont leurs agréments, et veulent travailler maintenant. Nous serons donc sollicités.

Il faut mettre la pression maintenant et ne pas entrer dans la compromission de la trêve sociale ». Même son de cloche, pour Pacôme Attabi, de la Coordination des enseignants du second degré (Cesci) qui a soutient qu’il n’est pas question de renoncer à la lutte tant que la question du stock des arriérés n’est pas traitée. « Sans le stock des arriérés, nous irons jusqu’au bout. La trêve sociale n’engage que ceux qui participent aux travaux. La base n’a mandaté personne à cet effet. Sans le stock des arriérés, pas de trêve sociale », a-t-il menacé.
DMENSK