Sidebar

15
Mar, Oct

Commission électorale indépendante/Voici ceux qui auront la responsabilité d'organiser des élections sans violence en 2020 !

Le nouveau Bureau de la Cei présidé par le Magistrat Ibrahime Kuibiert Coulibaly

Politique
Typographie

L’opposition significative, dont le Pdci-Rda et le Fpi proche de Laurent Gbagbo, refusent d’y entrer sans une réforme ‘’en profondeur’’ de cette Commission.


La nouvelle Commission électorale indépendante (Cei), sans l’opposition significative, dont le Pdci-Rda et le Front populaire ivoirien proche de Laurent Gbagbo, qui refusent d’y entrer sans une réforme ‘’en profondeur’’ de cette Commission, a un nouveau président depuis le 30 septembre 2019. Il s’agit d’Ibrahime Kuibiert Coulibaly qui a récolté 9 voix sur 15, dans une élection qui l’a opposé à Madame Yoli Bi Kone Klintio Marguerite -06 voix), proposée par la Plateforme des Organisation de la Société civile pour des Elections apaisées crédibles et équitables en Côte d’Ivoire (Peace-CI). Le nouvel homme fort de la Cei, élu pour un mandat de 06 ans renouvelables, remplace Youssouf Bakayoko qui y aura passé 09 ans.
Qui sont donc les membres du Bureau central de la Commission électorale qui va gérer les élections, à haut risque, de 2020 ?

Président : Ibrahime Kuibiert Coulibaly
Ce Magistrat hors hiérarchie, est membre de la Cei 2019, au titre du Conseil supérieur de la Magistrature ;
Ex chef de cabinet de Koné Mamadou, ministre de la Justice, au titre des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, dans le gouvernement Gbagbo (2006-2011) ;
Ex Chef de cabinet du président de la Cour suprême dirigée par Koné Mamadou (2011-2015)
Ex Secrétaire général du Conseil constitutionnel dirigé par Koné Mamadou (depuis le 24 mars 2015) ;
Commissaire central à la Cei depuis 2011, au titre du Conseil supérieur de la Magistrature
 
1er Vice-président : Koné Sourou
Il représente, tout comme dans l’ancienne Cei, le Président de la République, Alassane Ouattara. Digne héritier de Youssouf Bakayoko, président de la Cei, il aurait pu lui succéder si le gouvernement ivoirien n’avait pas fait la promesse de mettre à la tête de cette Institution, quelqu’un de la ‘’société civile’’.
 
2e Vice-président : Alain Dogou
Il a été proposé par l’Alliances des Forces Démocratiques de Côte d’Ivoire (Afd-CI), groupement politique de l’opposition. Il représentait dans la défunte Cei, le Front populaire ivoirien (Fpi) officiel, reconnu par le pouvoir en place et conduite par Pascal Affi N'Guessan. Alain Dogou avait refusé de démissionner quand le président de ce parti et ses alliés de l’Alliance des Forces démocratiques (Afd, coalition de 12 partis politiques de l’opposition), avaient claqué la porte le vendredi 5 septembre 2014, lors de la mise en place du Bureau de l’organe chargé d’organiser les élections générales de 2015. Ils contestaient contre la désignation du président de la Cei et dénonçaient l’équilibre des forces au sein de la Commission. Ceux-ci estimaient que ‘’le consensus’’ n’était pas de mise.
 
3e Vice-président : Mme Sanogho Alimata épouse Porquet
Elle est membre de la Commission électorale au titre de la société civile. Elle a été proposée par la Plateforme Panafricaine des Femmes et des Jeunes pour la Paix, la Démocratie et la Gouvernance (2PFJ). Militante du Pdci-Rda dont elle a été maire d’Adiaké, Mme Porquet, plus connue sous le nom de Salimata Porquet, est coutumière de la création d’une multitude d’Associations de la société civile dont la dernière en date est la Plateforme Panafricaine des Femmes et des Jeunes pour la Paix, la Démocratie et la Gouvernance (2PFJ). Après la Plateforme des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance. Elle s’est toujours opposée à la présence de la Commission nationale des Droits de l’Homme (Cndh) au sein de la Cei.
Les vice-présidents ont un mandat de trois ans renouvelable une fois.

Secrétaire général : Kouamé Adjoumani Pierre

proposé par la Plateforme des Organisations de la Société Civile pour l’Observation des Elections en Côte d’Ivoire (Poeci) ;

1er secrétaire général adjoint : Emile Ebrottié
Longtemps Directeur de la communication d’Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda, il a décidé, à la création du Rhdp et suite à la volonté de son ancien patron de ne pas adhérer au parti unifié, de prendre la carte du parti présidé par Alassane Ouattara, Président de la République.

2è secrétaire général adjoint : Lagou Adjoua Henriette
Elle a été proposée, selon le communiqué du Conseil des ministres du 25 septembre dernier, tenu à Dimbokro, par le Groupement des Partenaires politiques pour la Paix (Gp-Paix), l’Alliance des Ivoiriens pour la Démocratie (Aid), l’Union des Masses Populaires pour la Patrie (Umpp) et le Renouveau Démocratique, groupements politiques de l’opposition. Des partis dont on entend seulement parler avec ce communiqué. La présidente du parti RPC-Paix Côte d’Ivoire, ex-membre de la Galaxie patriotique proche de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo (2000-2011) et ancienne candidate à la Présidence de la République en 2015, avait marqué, ces derniers temps, son adhésion à la plateforme de Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda ; laquelle devait unir toute l’opposition à Ouattara. Mais elle a préféré lâcher, au finish, Bédié, son ancien président de parti et ex collaboratrice de son épouse dans son Ong Servir, pour se rapprocher du Parti unifié Rhdp.


Clémentine Touré