Sidebar

21
Jeu, Mar

Casses d’urnes à Grand-Bassam/La mise en œuvre d’une ‘’stratégie savamment préparée’’

Politique
Typographie

Si Georges Philippe Ezaley est battu ‘’à la loyale’’, il félicitera son adversaire.


Les avocats du Pdci-Rda, parti de l’opposition, agissant pour le compte de Georges Philippe Ezaley, candidat de ce parti aux municipales de Grand-Bassam, ont animé, au siège dudit parti, à cocody, une conférence de presse. L’objectif, selon eux, est d’abord de mettre fin à la campagne de ‘’diabolisation actuelle’’ de l’adversaire de leur client, Jean Louis Moulot du Rhdp (parti au pouvoir), tendant à faire croire que Georges Philippe Ezaley, qui a saisi, à nouveau, la Chambre administrative de la Cour suprême, à la suite des casses des bureaux de vote, à la reprise des élections municipales à Grand-Bassam du 16 décembre dernier, est ‘’fraudeur, casseur et instigateur des violences’’. Me Messan est formel : ‘’M. Ezaley ne peut pas organiser des casses et être victime de ces casses puisque les manifestants s’attaquent à ses biens privés’’.


Autres arguments développés par les avocats du Pdci-Rda pour expliquer que leur client ne peut pas être celui qui a organisé les casses, est qu’au quartier France (autre lieu de casses), se trouvait le plus fort contingent de forces de l’ordre, tant devant les deux centres de vote (Groupe scolaire Bassam 1&2 et le collège moderne) que dans tout leur périmètre en raison de la proximité de la préfecture qui logeait la Cei locale. Ajoutant que plusieurs observateurs nationaux et internationaux ont pu constater les dégâts causés et les auteurs de ces dégâts qui ont du mal à quitter les lieux.

A la dernière élection locale, tenue le 13 octobre, soutient Me Claver N’dri, avocat de Charles Blé Goudé, leader des Jeunes patriotes interné à la Haye (Pays Bas), en compagnie de Laurent Gbagbo, ex-Président de la Côte d’Ivoire, qui a rejoint les avocats du Pdci, les centres de vote représentant les 14 bureaux de vote attaqués, enregistrent plus de 6 500 électeurs inscrits. Au terme de ladite élection, Georges Philippe Ezaley avait récolté 1608 voix de plus que son adversaire. Or à l’élection du 16 décembre, Jean Louis Moulot a été déclaré vainqueur par la Cei avec 992 voix de différence.
Les avocats du parti de Konan Bédié estiment que les violences de l’élection municipale du 16 décembre dernier à Grand-Bassam, ‘’sont la mise en œuvre d’une stratégie anti démocratique savamment préparée, préméditée, préconçue et dirigée contre certains centres de vote en raison de ce qu’ils représentent pour le candidat Ezaley et sa liste’’.

Et de citer ‘’l’expédition punitive’’ d’individus armés se réclamant du Rhdp contre le staff opérationnel du candidat Ezaley chargé de la coordination et du déploiement des superviseurs et représentants dans les centres et bureaux de vote ayant pris ses quartiers au Vitib. Aux environs de 17h, ajoutent-ils, les centres de vote du Fdfp, le Groupe scolaire Bassam 1&2 et le collège moderne, ont, tour à tour, été visités par ‘’des individus armés d’armes blanches et d’armes à feu’’ pour saccager ‘’littéralement’’ le matériel électoral, ‘’au nez et à la barbe des Forces et défense et de sécurité’’.


La jurisprudence de la Chambre administrative de la Cour suprême, ayant toujours été ‘’constante’’ comme ce fut récemment le cas à Lakota, le maire sortant de Grand-Bassam dit s’en remettre ‘’à la sagesse de cette juridiction pour dire le droit’’. S’il est battu ‘’à la loyale’’, il félicitera son adversaire, selon ses avocats. Sur les menaces de Kobenan Kouassi Adjoumani relativement à la Chambre administrative de la Cour suprême qui pourrait organiser un 3è tour suite au recours du candidat du Pdci, Me claver Ndri laisse entendre qu’il faut se garder de menacer la justice car elle n’a pas d’ordre à recevoir d’un citoyen, fût-il ministre de la République.

Jean Michael