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Jeu, Oct

Cour africaine des droits de l’homme/Le Juge ivoirien, Sylvain Oré, réélu Président/Un ardent défenseur des Droits humains

Sylvain Oré en compagnie du Président ivoirien, Alassane Ouattara

Politique
Typographie

Une reconnaissance méritée pour ce juge bilingue, intègre et qui n’a d’yeux que pour la promotion des Droits humains pour lesquels il se bat depuis bien d’années.


Elu pour la 1ère fois, Président de la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp), de l’Union Africaine, le 5 septembre 2016, le haut magistrat ivoirien, l’ancien avocat au Barreau de Côte d’Ivoire, vient d’être réélu ce 29 août 2018,  à la tête de cette importante institution panafricaine, basée en Tanzanie. Une reconnaissance méritée pour ce juge bilingue, intègre et qui n’a d’yeux que pour la promotion des Droits humains pour lesquels il se bat depuis bien d’années. Sylvain Oré siège la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp), de l’Union Africaine, depuis 2008. Après son élection de 2016, le juge Oré a promis s’approprier les instruments internationaux et à communiquer davantage pour faire mieux connaître cette institution panafricaine au service des Etats africains pour faire respecter les droits des Africains par leurs dirigeants. 

Il n’a de cesse d’inviter les Africains à s’imprégner de cette cour et à l’utiliser pour faire valoir leurs droits lorsqu’ils estiment que des violations ont été commises et qu’elles relèvent des droits de l’homme. Pour cela, de nombreux séminaires, notamment au profit des médias du continent ont été organisés. A l’initiative de cette Cour, la Cadhp vient d’obtenir des dirigeants ivoiriens, la refondation de la Commission électorale indépendante (Cei), après avoir été saisie par une association des Droits de l’Homme de ce pays. La Cadhp est composée de onze (11) juges représentant, chacun, un pays. Chacun a un mandat de six (6) ans. Les juges sont désignés par leurs pays respectifs pour siéger à la Cour et pour y être, il faut être bilingue.

La Cour de l’Union africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de l’Union africaine a pour mission, de compléter le mandat de protection de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples en renforçant le système de protection des droits de l’homme en Afrique et en veillant, par ses arrêts, à l’application de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. Sa vision est celle d’une Afrique dotée d’une culture pérenne des droits de l’homme. Depuis novembre 2006, date à laquelle la Cour a démarré ses activités, seuls 30 des 54 États membres de l’Union africaine ont ratifié le Protocole et de ces 30, seulement 8 ont fait la Déclaration prévue à l’article 34 (6) du Protocole, qui permet aux individus et aux Ong, de saisir directement la Cour.

Clémentine Touré