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Dim, Mar

Economie

Ce n’est donc pas demain, la veille, pour ces opérateurs économiques dont beaucoup sont appelés à mettre la clé sous le paillasson, du fait du coronavirus.


Dans son message à la Nation du lundi 23 mars 2020, Alassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire, a arrêté, outre celles du 16 mars du Conseil national de sécurité, d’autres mesures contre le coronavirus, qui est à 27 cas déclarés dans le pays. Il s’agit, entre autre, de la fermeture de tous les maquis et restaurants à compter de ce lundi 23 mars, à minuit, après celle des bars, des boîtes de nuit, des cinémas et des lieux de spectacles. La veille, Siandou Fofana, ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, a décidé de la fermeture des piscines dans tous les hôtels du pays. A cela, il faut ajouter l’annulation de plusieurs activités culturelles et touristiques d’envergure comme la 13è édition du Femua (Festival des musiques urbaines d’Abobo), organisé par le groupe Magic system et son lead vocal, Asalfo, qui devrait se tenir du 14 au 19 avril 2020, à Abidjan, la 16è édition du Festival international de la culture et des Arts de Daoukro (Ficad), d’Akoto Olivier, député de Daoukro, qui devrait avoir lieu du 04 au 12 avril 2020, dans la capitale de la Région de l’Iffou etc.


C’est dire que c’est l’industrie touristique et celle des arts du spectacle ; sans oublier les services de ces écosystèmes qui sont gravement et négativement impactées par cette pandémie. Ces fermetures entraineront, subséquemment des pertes de milliers d’emplois sur toute la chaine. Avec en plus, un couvre-feu de 21h à 05h du matin. Alors que les opérateurs du secteur s’attendaient à des mesures concrètes, pour les rassurer et sauver les emplois, ils ont eu plutôt droit à une douche froide. ‘’J’ai également instruit le Premier ministre de me faire une évaluation de l’impact économique et financier, en concertation avec le secteur privé, en vue de soutenir notre outil économique et soulager les populations’’, a déclaré le chef de l’Etat ivoirien, au cours de son intervention télévisée. Pourtant, cette pandémie mondiale a démarré depuis novembre et la Bceao vient de dégager 340 milliards Cfa pour augmenter les ressources des banques en vue de faire face aux conséquences néfastes du Covid-19. Ce n’est donc pas demain, la veille, pour ces opérateurs économiques dont beaucoup sont appelés à mettre la clé sous le paillasson, à cause de cette maudite pandémie, qui détruit tout sur son passage.

René Ramissou