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Dim, Mar

Economie

L’opération permettra de recruter plus de 40 000 personnes et coutera 23 milliards de FCfa, financée par l’Etat ivoirien, la Bad, la Banque Mondiale et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique.


La Côte d’Ivoire entamera dès le 20 Avril 2020, la phase dénombrement de l’opération de Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph). Pour cette autre opération de recensement, le coordonnateur technique, Siriki Zanga, appelle au sens élevé du devoir de la population pour garantir le succès. Il souhaite que celle-ci facilite la tâche aux équipes d’enquêteurs qui passeront pour faire le travail. Car cette opération, soutient-il, permet à l’Etat de collecter les informations nécessaires pour la planification du développement. La dernière opération a été bâclée, selon les propos de l’actuel ministre du Plan et du Développement, Nialé Kaba, le 23 mai 2019, à l`auditorium de la Primature, lors des Rendez-vous du gouvernement. A l’en croire, celui de 2014 a souffert de nombreuses difficultés techniques ; en plus, la cartographie n’a pas été corrigée. Mais aussi et surtout au niveau du dénombrement, les agents recenseurs n’ont pas pu avoir accès à des populations. Cela était dû en partie à des messages donnés par certains leaders qui appelaient la population à ne pas se faire recenser.


Le coordonnateur technique a informé qu’un certain nombre d’étapes sont déjà franchies. Notamment les travaux préparatoires, la phase pilote, l’élaboration des outils méthodologiques, la finalisation et la validation, une base de données cartographiques numérisées qui ont déjà été mis en œuvre. A cela devra s’ajouter l’actualisation des plans satellitaires pour finaliser les travaux cartographiques. Siriki Zanga a également révélé les innovations prévues, concernant le ciblage dans la situation d’emploi des individus, la nomenclature des branches d’activités, la profession. Tout ceci permettra, à terme, d’avoir une idée assez nette et avec détails, sur l’activité économique et les professions exercées par la population. Avant de préciser que les bases de données seront rendues anonymes. Le Coordonnateur technique, Siriki Zanga, a laissé entendre que désormais, les chercheurs qui en auront besoin, ne recevront qu’un échantillon ‘’statistiquement représentatif’’ qui leur sera ‘’fort utile’’ plus que ne l’était la grande base de données. L’opération permettra de recruter plus de 40 000 personnes et coûtera 23 milliards de FCfa. Ce financement sera fourni par l’Etat ivoirien, la Banque africaine de développement, la Banque Mondiale et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique.


                                                                                                            Franck TAGOUYA