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Ven, Jan

Economie

Il s’agissait, au cours de cet Atelier, de recueillir d’éventuelles observations et recommandations des différentes parties prenantes.


Coulibaly Kigbafory Mamadou, Responsable technique représentant la Coordinatrice du Projet de pôle Agro-industriel dans la Région du Bélier et le District autonome de Yamoussoukro (2 PAI-Bélier), a sollicité, jeudi 05 décembre 2019, au Président Golf club de Yamoussoukro, ‘’la disponibilité des partenaires techniques et financiers à accompagner le ministère des Ressources animales et Halieutiques, dans la recherche de financement pour la mise en œuvre des actions pour une gestion durable du lac de Kossou, de  ses ressources pour la filière pêche, ainsi que la restauration écologique, la préservation des écosystèmes et de la biodiversité’’.  C’était au cours de l’Atelier de restitution et de validation des résultats de l’étude d’aménagement du lac de Kossou. Ce, d’autant que selon ses dires, le financement du plan d’aménagement du lac de Kossou n’est pas prévu dans le cadre du Projet 2PAI-Bélier, qui est un projet cofinancé par la Côte d’Ivoire et la Banque africaine de développement (Bad), à hauteur de 80,9 milliards Cfa et sur une période de 05 ans. Il faut signaler que cet important appui financier de l’institution financière africaine vise à asseoir les conditions préalables à l’émergence d’un pôle agro-industriel comme 1er agropole pour la transformation et la modernisation de l’agriculture ivoirienne au centre du pays, par la restauration du capital productif et le développement des chaines de valeurs agricoles (riz, manioc, tomates, légumes, poisson, porcs).

Au niveau de la sous-composante du projet relative aux ressources animales et halieutiques, l’intervention vise à renforcer la gestion durable et concertée de la transhumance afin de limiter les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs. A cela, il faut ajouter l’amélioration des conditions de mise en marché des produits animaux et de pêche par la modernisation des conditions d’abattage et de vente. Le Projet devra apporter également un appui au développement de la filière halieutique, en tirant profit des nombreux lacs et opportunités de la Région et en appuyant les initiatives entrepreneuriales communautaires. L’objectif de la restitution par l’équipe de Coordination est de contribuer à une meilleure connaissance de l’état actuel d’exploitation des ressources du lac de Kossou, mais surtout à la validation des mesures visant à réduire la dégradation des milieux aquatiques et terrestre. En ouvrant ce séminaire, Coulibaly Gando, préfet de Sakassou, au nom de son collègue de Yamoussoukro, empêché, a félicité l’Equipe de Coordination pour les ‘’nombreux résultats de plus en plus visibles’’ pour le bonheur des populations.

Il a également félicité le préfet de Kossou pour son ‘’inestimable apport’’ dans la réalisation du projet. Plus d’une cinquantaine de participants dont des experts de la Bad, de la Fao, l’Union européenne, la Banque mondiale, le Giz (coopération allemande) et la Jica (coopération japonaise), ont pris part à cet Atelier de restitution et dont les travaux d’études ont été confiés au groupement Brl ingénierie. Cette étude a permis de déterminer l’état d’exploitation des ressources et de proposer un plan de gestion du lac selon l’approche écosystémique à partir d’un processus participatif impliquant les représentants des parties prenantes (Sous-préfet de Kossou, les chefs de bureau de pêche de Yamoussoukro, Sakassou, Bouaflé…), lors de comité de pilotage de l’étude. Il s’agissait, au cours dudit Atelier, de recueillir d’éventuelles observations et recommandations des différentes parties prenantes pour leur prise en compte dans le document final ; sans oublier de proposer un plan d’action pour la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du plan d’aménagement.

JEAN MICHAEL