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‘’50 millions de femmes ont la parole’’/Une plateforme numérique pour mettre fin aux obstacles à l’entrepreneuriat féminin

Economie
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Les participants à l’atelier demandent aux réseaux des femmes entrepreneures de mettre à disposition la liste des femmes entrepreneures en précisant celles qui ont un succès à montrer.

© cotedivoire-today.net- Mercredi 16 Mai 2018- Dans plusieurs pays africains, le constat est effarant : les femmes entrepreneures demeurent confrontées à un ensemble d’obstacles liés au genre, notamment la faiblesse d’instruction et de formation entrepreneuriale, la faiblesse des droits de propriété qui les empêche de disposer de garanties et d’actifs tangibles, des barrières juridiques qui compromettent leurs activités économiques et les barrières culturelles qui entravent leur avancée dans les affaires.
Ces contraintes majeures, empêchent ainsi les femmes d’accéder aux services financiers et non financiers. Ce qui affecte la taille et la prospérité des entreprises initiées par elles, sur le continent.

Pourtant des études en Afrique ont clairement montré que les technologies de l’information et de la communication pourraient fortement contribuer à atténuer certaines de ces difficultés liées à l’entrepreneuriat féminin.
C’est pour juguler ces obstructions que la Banque africaine de développement (Bad), en partenariat avec la Cedeao et d’autres organisations comme le marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), la communauté d’Afrique de l’Est (Cae), a lancé, en 2017, la plateforme ‘’50 millions de femmes ont la parole’’ ou ‘’50 million women speak’’. Elle vise à offrir aux femmes entrepreneures, une plateforme de réseautage dynamique qui les reliera les unes aux autres de manière à favoriser l’apprentissage entre pairs, l’encadrement et le partage d’informations et de connaissances au sein de la Cedeao et au niveau continental. Elle permettra également d’accéder au financement du commerce et aux opportunités commerciales, transfrontalières et transnationales.

Mardi 15 mai 2018, un atelier régional sur ce projet a réuni, au siège de la représentation permanente de la Cedeao, à Abidjan, des points focaux, experts et spécialistes des problématiques genre des 15 Etats membres de la Cedeao. L’objectif est d’informer et de sensibiliser sur le projet ‘’50 millions de femmes ont parlé’’, le rôle et les responsabilités des pays membres, les attentes de la Cedeao par rapport à sa mise en œuvre dans chacun des Etats membres.

Dans son allocution d’ouverture, Dr Siga Fatima Jagne, Commissaire aux Affaires sociales de la Commission de la Cedeao a souhaité que les participants ne ménagent aucun effort pour la réussite de la mise en œuvre du projet dans chacun des Etats membres pour que la plateforme contribue véritablement à l’autonomisation de la femme en Afrique de l’ouest.
Quant à Babacar Carlos Mbaye, Représentant résident de la Cedeao en Côte d’Ivoire, il a souhaité que la rencontre d’Abidjan soit ‘’le point de départ d’un engagement des dirigeants des 15 Etats membres de la Cedeao à apporter leur contribution à la construction de la plateforme’’.

Il a également transmis ‘’les salutations les plus chaleureuses’’ de Jean Claude Brou, président de la Commission de la Cedeao aux participants à l’atelier.
Silla Minourou, responsable adjoint de la Cellule nationale Cedeao, représentant Ally Coulibaly, ministre ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, a reconnu qu’il ‘’urge de prendre toutes les dispositions nécessaires tant au niveau régional que national pour lever tous les goulots d’étranglement à leur autonomisation, notamment l’accès au financement et aux opportunités de marché’’.

Tout comme à l’ouverture, Doumbia Yacouba, représentant la ministre de la Femme, de la promotion de l’Enfant et de la Solidarité a dit la détermination du gouvernement ivoirien à jouer sa part pour l’effectivité de cette plateforme mais aussi pour la promotion du genre.
A la fin des travaux, le rapport général a été lu par Mme Fatoumata Kanté du Mali et adopté par les participants avec les recommandations suivantes :
1.    Dans le cadre de la mise en place des équipes pays, il est recommandé à la Cedeao de saisir par un courrier officiel les autres parties prenantes,
2.    Informer en Conseil des Ministres du démarrage des activités du projet par le Ministre en charge du Genre,
3.    Acte de nomination des membres de l’équipe pays

4.    Plaidoyer des autres parties prenantes à collaborer avec l’équipe pays
5.    Demander aux réseaux des femmes entrepreneures de mettre à disposition la liste des femmes entrepreneures en précisant celles qui ont un succès à montrer,
6.    De procéder à l’installation des équipes pays et à cette occasion approfondir et finaliser les plans d’action pays, le dispositif de suivi et le plan de gestion des risques,
7.    De transmettre à l’unité de gestion des projets les dates d’installation des équipes pays pour participer et apporter l’appui technique nécessaire,
A la suite de la lecture et de l’adoption du rapport général, une note de remerciement des participants a été lue par Mme Konfort Asaré du Ghana.

Clémentine Touré