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Ven, Mai

Arrestation de journalistes/Journalistes, hommes politiques, société civile…condamnent

Mamadou Koulibaly, Président de Lider

Culture
Typographie

‘’Les médias de service public qui avaient le devoir d’informer les ivoiriens sur les mutineries qui ont troublé la quiétude des populations le 7 février dernier, sont plutôt restés dans l’événementiel’’.

Le dimanche 12 février 2017, des journalistes et directeurs de publication des quotidiens ivoiriens : l’Inter, Soir Info, Le Temps, Le Quotidien, Notre Voie et LG Info, sont convoqués par la brigade de recherche puis arrêtés et écroués au camp Agban d’Abidjan-Côte d’Ivoire. Ils  sont accusés d’avoir publié de ‘’fausses informations’’ relatives à un accord signé entre l’Etat ivoirien et les Forces spéciales qui se sont mutinées à Adiaké, le mardi 7 février 2017 après la mutinerie des hommes en armes à Bouaké. Une arrestation qui, depuis, fait des vagues tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur du pays sur les réseaux sociaux. Une arrestation qui a fait réagir les organisations professionnelles des journalistes qui ont, unanimement condamné l’acte et ‘’exigé’’ la libération de leurs confrères. Tout comme des leaders politiques ivoiriens, notamment le professeur Mamadou Koulibaly, par railleurs président du parti  Lider.

Pour lui, l’arrestation des six  (6) journalistes et directeurs de publication est une entorse à la République, à la liberté de la presse et à la démocratie en Côte d’Ivoire. Il souligne que les médias de service public qui avaient le devoir d’informer les ivoiriens sur les mutineries qui ont troublé la quiétude des populations le 7 février dernier, sont plutôt restés dans l’événementiel. Or, la logique, l’intérêt d’une telle préoccupation demandait que le gouvernement ivoirien communique sur les tenants et aboutissants de la colère des hommes en armes à travers le pays. « Paradoxalement, personne n’est arrêtée pour la non-diffusion d’une actualité d’intérêt national », dixit. Jusqu’aujourd’hui, soutient-il, on ignore tout, des promesses faites aux mutins. « Les journalistes ne sont que les thermomètres de la situation dans un pays. Ce n’est pas en les arrêtant qu’on fera baisser la fièvre. Et nous, à Lider, trouvons que cela n’est pas bien ».

La Lidho et l'Apdh, des structures de défense des droits humains ont également condamné cette arrestation et demandé la ''libération immédiate'' des journalistes incarcérés.

DMENSK