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Mer, Nov

Culture

L’alliance est une vertu, une valeur culturelle à enseigner et à vulgariser pour que la paix règne entre les peuples vivant en Côte d’Ivoire.


La rue de la préfecture de Dimbokro a servi de cadre à la 4e célébration du N’ZI FESTIVAL qui s’est tenu les 6 et 7 septembre 2019 dans ladite commune et chapeauté par Alphonse Koffi, Commissaire général du Festival. Une fête culturelle qui a tenu toutes ses promesses. Comme innovation majeure, l’intégration des alliances interethniques d’où le thème ˝ TOUKPÊ : le rapprochement des peuples baoulé Agba et Agni allangoua à travers les parentés à plaisanterie˝. A cet effet, une conférence a été prononcée par le chef du village d’Ahua, Konan Koffi Emmanuel dit Nanan Kotiho, porte parole des chefs traditionnels de Dimbokro. ˝ Une alliance est avant tout une union, un accord, voire un pacte qui se crée entre des personnes ou des groupes de personnes˝, a-t-il défini l’alliance. En pays baoulé et Agni, a-t-il poursuivi, on distingue les alliances familiales et les autres types d’alliances (interethnique, patronymiques…etc.). L’essentiel est que toutes ces alliances sont fondées sur la fraternité, la paix, l’union et la tolérance. Il conclut que l’alliance est une vertu, une valeur culturelle à enseigner et à vulgariser pour que la paix règne entre les peuples ivoiriens.

Le Commissaire général du Festival, Alphonse Koffi, a dit que ˝ce présent festival se donne une réponse à la nécessité de promouvoir le riche patrimoine identitaire du peuple Agni allangoua du Moronou et du peuple Baoulé agba du N’zi et de le partager avec les autres dans le cadre d’un dialogue des cultures. Faisant ainsi ressortir en filigrane, l’objectif général de ce Festival qui, selon lui, vise à veiller au respect des rituels interactifs qui renforcent les liens de fraternité, de cohésion et de paix entre les peuples baoulé et Agni. Le président du comité d’organisation de la cérémonie, N’dri Kouamé Richard, enseignant à l’Insaac, a donné le sens des activités. Il s’agit d’un festival culturel et artistique qui recherche à relever, réveiller et ressusciter tout ce que les départements de Dimbokro, Kouassikouassikro et Bocanda ont comme valeurs culturelles ; sans oublier, selon lui, d’exprimer l’identité culturelle du peuple baoulé en général et le peuple agba en particulier. Il a informé qu’il compte, pour les prochaines éditions, intégrer l’expression de l’utilisation des langues nationales afin de les faire redécouvrir. Non sans soulever l’épineux problème de finance auquel le Comité d’organisation est confronté pour réussir son projet.  Des concours culturels, des jeux et danses traditionnelles, des contes et légendes, des prestations musicales, sous le regard bienveillant de l’honorable Yao Séraphin, député de Dimbokro commune et de la délégation qu’il conduisait, ont donné un éclat particulier à cette célébration culturelle appréciée par tous.

E. ZOUHOMAN