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Lun, Mar

Patrimoine/Maurice Bandaman sur les traces des Vestiges de Sassandra

Culture
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C’est à Sassandra, dans la région du Gbôklè que le nom ‘’Côte d’Ivoire’’, a été révélé. Les portugais ont baptisé ainsi notre pays parce que c’est cette région qui était la Costa de marfil, autrement dit, la Côte des Ivoires. A en croire, Maurice Bandaman.


Les ruines de la résidence de vacance du gouverneur Binger et de celle du Commandant de cercle dressées sur la falaise qui surplombe l’embouchure de Sassandra, la grotte-mosquée du défunt patriarche Yacouba Sylla, la banque de l’Afrique de l’ouest (BAO), le comptoir commercial, le quartier Groudou, le monument aux morts, le wharf, le phare, et la cathédrale Saint-André etc. Du 14 au 16 février 2019, Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie a fait le tour de ces vestiges historiques dans la ville de Sassandra (Région du Gbôklè), en compagnie d’éminents chercheurs universitaires et collaborateurs du ministre. L’objectif, a-t-il précisé, est d’identifier ces sites historiques en vue de leur classement au Patrimoine culturel mondial de l’Unesco, à l’instar de la ville historique de Grand-Bassam, classée en 2012. Au nombre de ces sites qui faisaient la fierté de cette cité, figurent la stèle érigée en mémoire d’Emile Olivier Schiffer, les ruines de l’huilerie et le tunnel des esclaves, situé non loin du village de Bassa.

Sans oublier le tunnel des esclaves qui débouche sur la porte du non-retour ; environ huit (8) kilomètres du centre-ville, précisément à Drewin. Selon les travaux de chercheurs, archéologues et autres ethnologues commis par le ministère de la Culture de la Francophonie, une traite clandestine d’esclaves se serait passée à Drewin. Et Maurice Bandaman d’informer que : ‘’ c’est dans la région du Gbôklè que le nom ‘’Côte d’Ivoire’’, a été révélé. Les portugais ont baptisé ainsi notre pays parce que c’est cette région qui était la Costa de marfil, autrement dit, la Côte des Ivoires. Sassandra et sa région doivent retrouver la place qu’il leur faut et je n’ai pas déplacé ces éminents universitaires pour rien’’.      Ce sont au total, quatorze sites historiques dont dix dans la ville de Sassandra et quatre à Bassa, qui ont été visités par l’importante délégation du ministre de la Culture et de la Francophonie. Les populations de Sassandra se mettent, à nouveau, à rêver de lendemains qui chantent !

Augustin Séa