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Mer, Jui

Abissa 2018/On a sauvé les meubles !

Culture
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L’Abissa 2018 qui devait avoir lieu du 21 octobre au 04 novembre 2018, a pu, se tenir, ce samedi 10 novembre sans son côté festif qui mobilisait des milliers de touristes et autres curiosités.


Selon Jean-Baptiste Amichia, président du Comité d’organisation : « nous venons d’assister à un Abissa traditionnel, dans la pure et stricte tradition, car lorsqu’on décide de faire l’Abissa en un jour, la famille détentrice du tam-tam, (les N’vavilè), fait un rituel pour permettre d’éloigner les calamités ».

Le Roi nanan Désiré Tanoé, présent au palais, n’a pas fait d’apparition publique même si des rumeurs disaient qu’il viendrait à la place publique, porté par les jeunes. Jean-Baptiste Amichia soutient que ce n’est pas obligatoire. L’important, à l’en croire, était de privilégier le volet traditionnel pour conjurer le mauvais sort qui pourrait s’abattre sur le peuple si l’Abissa n’est pas du tout célébré. A ce niveau, soutient-il, le Roi a beaucoup œuvré. Si ce rituel n’avait pas eu lieu, il faut attendre cinq ans pour reprendre les festivités.
L’Abissa a par quatre temps forts :

Le 1er est la ‘’retraite’’ de l’Edon-gbolè qui, après avoir annoncé très fort l’Abissa, sera transporté et isolé chez un membre du clan N’vavilè avec tous les égards ;
Le 2è, le Gouazou, correspond à la fête populaire où chacun doit se débarrasser de ses haines pour devenir un homme nouveau.

Ensuite, l’Ehoundoulè, une sorte d’exutoire de défoulement où presque tout est permis. C’est la critique sociale. Tout le monde critique tout le monde.
Enfin l’Avohia Elilè, le jour de l’an, le jour du renouveau du peuple n’zima. Dès lors, tous, parés de leurs plus beaux atours, fêtent l’année nouvelle des sept grandes familles, dans l’unité retrouvée.

Clémentine Touré