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Jeu, Mai

Economie circulaire/Le District d’Abidjan veut créer un institut de de transformation des déchets

Environnement
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L’économie circulaire permettra de résoudre quatre problèmes, au moins : l’emploi, la propreté, l’environnement et la santé.


L’économie circulaire, pour le président de l’Inec, François Michel Lambert, récupère les déchets, les traite pour les réinjecter dans le circuit économique. Elle est aujourd’hui un sujet planétaire et s’impose comme un modèle de développement, dans la mesure où le gaspillage des ressources fait courir de graves dangers à la planète, dont le risque de pénurie, avec comme conséquences des tensions, des conflits.
A l’en croire, les dirigeants du monde ont inscrit cette économie comme un modèle de transition au détriment des modèles qui sont, pour lui, gaspilleurs de ressources. L’Union européenne, informe-t-il,  en a fait un élément majeur dans sa volonté de transition vers un modèle de développement économique beaucoup plus inclusif.

L’économie circulaire, offre également l’opportunité de sortir des modèles mortifères, note l’expert. Elle a un impact environnemental et sanitaire dans la mesure où elle permet de préserver les ressources, de créer des richesses, d’agir positivement sur l’environnement et de préserver la santé.
C’est pour exploiter toutes ces opportunités que le Gouverneur du District Autonome d’Abidjan, Robert Beugré Mambé et le président de l’Institut français d’économie circulaire (Inec) ont signé, mercredi 13 mars 2019, à la salle Jean Delafosse de l’hôtel du district, une convention de coopération sur l’économie circulaire. Pour le ministre Beugré Mambé le projet tel que ficelé fait des ordures, une véritable mine d’or à explorer et à exploiter au maximum.

Car en effet, Abidjan, la capitale économique ivoirienne, a une population de 6 millions d’habitants. Or chaque habitant produit plusieurs kilogrammes d’ordures par jour, ce qui donne un total de 1 400 000 tonnes d’ordures par an. Pourtant les pouvoirs publics n’en ramassent que 60 à 70%.
La production de ces ordures, au dire de Mambé, peut être un avantage, à condition qu’elles soient transformées pour être réutilisées. C’est pourquoi il a, selon lui, décidé de se tourner vers l’Inec, en vue d’ouvrir une perspective plus grande. ‘’Car avec 10 000 kg, on peut employer 250 personnes, et si l’on parvenait à transformer tous les déchets produits par les Abidjanais, le chiffre monterait à 35 000 emplois’’, a-t-il indiqué.

Le district d’Abidjan, dont l’une des priorités consiste à créer des emplois en faveur des femmes et des jeunes, trouve donc, en l’Inec, un instrument pour transformer les ordures. C’est pourquoi il envisage la création à Abidjan d’un institut chargé de la transformation des déchets qui permettra de résoudre quatre problèmes, au moins. Il s’agit de l’emploi, de la propreté, de l’environnement et de la santé. En tout état de cause, le district d’Abidjan a déjà réfléchi à la problématique de la transformation des déchets en menant déjà des études sur l’utilisation des pneus usagers et des matières plastiques.
Il faut signaler que dans l’après-midi, des ateliers de formation se sont tenus à la salle Félix Houphouët-Boigny pour permettre à aux participants d’appréhender mieux l’économie circulaire dans ses différentes facettes.

Source : Dircom District