Sidebar

26
Mer, Jui

Violence contre les étudiants, phénomène des "microbes"/La Lidho condamne et exige ‘’des actions concrètes’’

Education-formation
Typographie

La Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho) sort de son mutisme face à la recrudescence de la violence dans les Universités du pays à la suite de la protestation des étudiants contre les frais élevés des inscriptions et aux exactions des jeunes gens en conflit avec la loi dénommée ‘’microbes’’, qui tuent impunément d’honnêtes citoyens.

"La Lidho qui déplore que les actions des étudiants " visant à manifester leur mécontentement rencontre l’intervention des forces de l’ordre dans une violence extrême, appelle au bon sens et sollicite de l’Etat des actions pour clarifier la question des frais d’inscription. Trois étudiants ont été blessés lors des échauffourées et plusieurs autres ont été interpellés. Selon le secrétaire général de la Fesci, Fulgence Assi, a police aurait également "vandalisé plusieurs chambres" d’étudiants à la cité Mermoz de Cocody.
En vue de mettre fin aux manifestations en milieu scolaire, la Lidho qui condamne ce regain de violence perpétré contre des élèves et étudiants, recommande une concertation associant les acteurs du monde éducatif et des Organisations de la Société civile (Osc)".

 
 En ce qui concerne les ‘’microbes’’, elle a ''exigé'', le 21 septembre dernier, de ''l’Etat des actions concrètes pour mettre fin au phénomène des jeunes délinquants communément appelés "microbes".'' qui sévissent à Abidjan, ce, dans un communiqué.
'' La Lidho en appelle au bon sens et sollicite de l’Etat des actions concrètes pour mettre fin au phénomène des microbes'', indique la note signée de Pierre Adjoumani, le président,. Pour lui, ces ''microbes'' ou encore ''enfants en conflit avec la loi'' portent fortement atteinte au droit à la vie par les tueries qu’ils commettent, le droit à l’intégrité physique par les agressions, le droit à la propriété à travers les vols et enfin le droit à la sécurité par la peur que leurs actions provoquent au sein de la population ivoirienne''.

Depuis quelques années, ces délinquants mineurs connus, s’adonnent à des vols et agressions sanglantes à l’arme blanche et sévissent dans des communes d’Abidjan, notamment à Abobo (Nord d’Abidjan) et Yopougon (Ouest).

M’bakan Kouassi